× Annonce

Chers usagers du portail lexical du CNRTL,

Après vingt ans de bons et loyaux services, la version actuelle du portail sera prochainement remplacée par une nouvelle version au 1er juillet 2026. Cette nouvelle version apporte une refonte complète de l'interface adaptée à tous les supports (ordinateurs, tablettes, smartphones) et inclut également de nouvelles ressources.

Vous pouvez d'ores et déjà vous familiariser avec la nouvelle version ici : Portail lexical

En vous remerciant,

L'équipe du CNRTL
Police de caractères:

Surligner les objets textuels
Colorer les objets :
 
 
 
 
 
 

Entrez une forme

notices corrigéescatégorie :
ABSENTER (S'), verbe pronom.
Étymol. − Corresp. rom. : a. prov. absentar; n. prov. absenta, assenta, aussenta; ital. assentare; a. esp., cat. absentar; esp. ausentar; port. absentar, ausentar. 1. 1332 réfl. « s'éloigner d'un lieu », (cité ds Giry, Etablissements de Rouen, 2, 137, Delb. ds Quem. s.v.) : toutes foiz que aucuns desdiz esleuz aura cause necessaire de soy absenter de la ville; 2. 1385 « écarter, chasser » emploi fig., trans. (Jehan des Preis, Geste de Liège, 30020 ds Gdf. Compl. : ne puet celle pueur de la estre absentee). Empr. au lat. absentare, réfl. « s'éloigner d'un lieu », dep. St Augustin, Sermo 235, 4 ds TLL s.v., 170, 45 : dominus absentavit se corpore ab omni ecclesia; cf. lat. médiév. 1195-1280, Acta imperii, éd. E. Winkelmann I, 846 ds Mittellat. W. s.v., 47, 64 : accusatus... assentaverit se de regno, d'où 1; emploi fig. « écarter, chasser », dep. le ives. Ps. Cyprien, De singularitate clericorum, ch. 30 ds TLL s.v., 170, 36 : optanda semper cognatis absentatur adfinitas proximorum; cf. lat. médiév., 1052, Pierre Damien, Liber gratissimus, 18, p. 44, 25 ds Mittellat. W. s.v., 47, 50 : nec mulierum a se contubernium... voluit absentare, d'où 2. HIST. − Vivant en a. fr. sous la forme trans. avec différents sens et emplois et sous la forme réfl. (cf. étymol.). La forme trans. disparaît après le xvies., seule subsiste la forme pronom. A. − S'absenter « s'éloigner d'un lieu » dep. 1322. Nicot précise qu'il ,,est tousiours prins en mauvaise part``. Cette valeur péj. subsiste dans un emploi partic. du verbe, distinct à partir de Fur. 1690 et explicité jusqu'à Besch. Ensuite l'idée est sous-jacente au mot dans certains cas (cf. sém. I B et rem. gén.) et notamment dans un cont. jur. : S'absenter, signifie encore, s'enfuir, se cacher, se mettre à couvert, de peur de quelque accusation ou recherche. Il s'est absenté de la ville, à cause qu'on avoit decreté contre luy. Fur. 1690. − Rem. Dès Ac. 1694 peut s'employer à la forme absolue et subsiste : Il faut qu'il s'absente. Ac. 1694. B.− S'absenter (« s'éloigner ») d'une pers. D'après la docum. n'apparaît qu'au xvies. : Ainsi quand par fortune, ou quand par maladie Je m'absente de vous, ma Muse est refroidie. Ronsard, Elégies, 1 (Hug.). Attesté ensuite dans la série des Fur. et des Trév. mais jamais dans les éd. anc. de Ac. Disparaît au xixes., excepté dans un cas isolé (ex. 4).